un portrait fait sur ordi !
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un portrait fait sur ordi !
Depuis le 25 mai, vous pouvez vous procurer au Centre Georges Pompidou un billet Paris-Dehli-Bombay. Ce ticket vous fera voyager au milieu d'œuvres d'artistes indiens et français. Mais avant de prendre cet aller-retour, je vous propose de vous rendre dans un espace accessible à tous qui vaut le détour !
Ascenseurs restylisés pour l'occasion
Une cabine photographique géante où il est inscrit « Votre portrait en 5 mn ». Il s'agit du projet « Inside Out » de JR où n'importe qui peut imprimer son portrait en format poster. Thème de l'Inde oblige, l'artiste a opté pour le bindi sur le front. Attention la file d'attente peut être longue. Lorsque vous avez fini votre portrait hop ! La photo sort par une fente de l'autre côté et vous devez l'attraper ! Les gens paraissent alors comme des lilliputiens. Et voilà ! On repart avec son poster.
Un portrait qui tombe !
Vous pouvez poster votre photo sur le site du projet. Alors si vous aimez la démarche et que vous êtes partants c'est jusqu'au 4 juin 2011.
Pour en savoir davantage http://www.insideoutproject.net/
A côté de cette machine, vous avez à votre disposition 3 photomatons à taille humaine cette fois-ci. Vous aurez un portrait sans bindi au format de 8 sur 10 cm environ.
Une dame arbore son portrait et Une fille qui l'enroule
Mais moi je me suis plutôt dirigée vers cette salle décorée... Je n'ai pas pu m'empêcher de lancer une musique sur le jukebox mis à disposition.
Une salle reposante avec son jukebox
Vous avez aussi un cyber café dans le même esprit. Les sites accessibles sont répertoriés en 3 catégories : News, Design et Fashion. Quelques pistes pour connaître l'actualité indienne artistique mais aussi sociétale.
Ce que j'ai préféré c'est cette salle où sont projetés des documentaires sur l'Inde. Enjeux politiques, arts traditionnels entrecoupés de spots publicitaires made in India, on apprend pas mal de choses.
Alors pour les curieux, l'escale est au -1 du Centre Georges Pompidou...
Dimanche 2 janvier 2011. Il est 10h30 devant le Musée d'art moderne de la ville de Paris. Une nouvelle année commence et en même temps l'exposition « Kissed past the hello » de Larry Clarck se termine. Habituée aux événements de dernière minute, j'ai pris la précaution d'y aller le matin !
Je vais un peu dans l'inconnu car je connais à peine ce photographe. J'ai surtout entendu parler de ces films comme Ken Park. Et puis la polémique sur la limite d'âge à la radio m'a également interpelée. Sur France Info, j'avais entendu le commissaire de l'exposition qui se défendait en citant une loi qui interdit aux mineurs toute diffusion d'images à caractère pornographique. *
Allons-y !
L'exposition commence par les photos de la mère de Larry Clarck, qui était elle-même photographe. Des portraits mais aussi des photographies plutôt drôles mettant en scène des animaux. Son fils, lui, traitera de sujets plus intimiste, frôlant le documentaire.
Entre lourdeur et légèreté
Ses 1ères photos ont un grain assez doux. Mais quand on s'approche des images pour observer le sujet, ça devient grave et moins innocent. Alors que ces dernières photos, surtout celles en couleur sont plus brutales dans l'aspect esthétique mais le sujet est représenté dans des situations plus légères et insouciantes, le quotidien d'un adolescent qui oscille entre enfance et l'âge adulte. Dans ses photos il y a un rapport légèreté / lourdeur.
Entre enfance et l'âge adulte
Larry Clark montre assez clairement toutes les caractéristiques de l'adolescence, époque charnière où on a le cul entre deux chaises. On le voit bien dans l'opposition enfant / adulte.
Par exemple dans la démonstration des corps qui ne sont pas encore totalement formés, les jeux insouciants, la découverte du sexe. Il y a aussi une photo où Vélazquez, son modèle, est en train de dormir avec une couette aux imprimés « cartoonesques ».
Entre vie et mort
Il y aussi le côté sombre, les excès et l'inconscience de ces ados tels que la drogue, la violence, le sexe. Des problèmes qui interviennent dans cette période de la vie où on est encore fragile. La photo de la femme enceinte représente bien la frontière entre la vie et la mort. A contrario le traitement de la photo laisse une atmosphère paisible, légère...
A la sortie
Cette exposition ne m'a pas laissée indifférente. Pour ma part, j'ai trouvé que Larry Clark avait un regard assez sensible vis-à-vis de ces ados. On ne voit pas beaucoup les ados dans leur intimité et sous cet angle.
Concernant la polémique, interdit au moins de 18 ans est excessif. Ce ne sont pas des images imposées dans la mesure où les personnes qui se rendent à cette expo sont conscients et choisissent de voir des images qui peuvent heurter les âmes sensibles. L'exposition de Nan Goldin fin 2001 au Centre George Pompidou n'avait pas reçu d'interdiction. En plus, le catalogue de Kissed Past the Hello est disponible et accessible à tous dans les librairies...
Par curiosité je me suis rendue à l'exposition de la FMAC, la fondation Méroll pour l'Art Contemporain. Et voici mon petit compte-rendu.
Le point commun de tous ces artistes ? Cette bouteille d'huile Méroll, devenue gigantesque pour
l'occasion.
Plus précisément, c'est Edouard-Michel Méroll, un industriel, qui a réuni pour la première fois, à l'Espace Beaurepaire, sa collection privée.
Ce chef d'entreprise eut l'idée de concevoir une huile à utilisation multiples : pour les plats, le moteur ou encore pour la peinture. Un vrai succès ce bidon d'huile.
Adepte de produits culturels, Edouard-Michel est en quelque sorte un mécène. Sa Fondation pour l'Art Contemporain fête cette année ses 20 ans. Pour l'événement, il s'est associé à Arts Factory, galerie nomade, et les Requins marteaux, éditeurs, entre autres de bandes dessinées.
Certains illustrateurs se sont amusés à faire un clin d'œil au produit en les introduisant dans leurs œuvres. Voici quelques exemples :
Cizo Edouard-Michel Méroll himself
Pour les férus de dessin, pénétrer ce lieu, c'est comme si on entrait dans une boulangerie, sauf que les sucreries coûtent plus chères...
Tout au fond de l'exposition, vous pourrez vous asseoir regarder des films d'animation, vous pourrez également faire du piano avec un bonhomme de neige ou encore emprunter des crayons sur la crinière d'un poney et dessiner sur son dos ! Un moment ludique que vous pouvez tester jusqu'au samedi 9 octobre.
Utilisez le
clavier
Dessinez avec les crayons sur la crinière
Le Gentil
Garçon
J'ai sélectionné pour vous quelques travaux que j'ai appréciés.
Amandine Urruty Cizo Tronxx
Sur la devanture, une phrase qui résume l'état d'esprit de la collection !
Edouard-Michel Méroll et Arts Factory et Les Requins Marteaux
exposition du 22 septembre au 9 octobre 2010
espace beaurepaire – 28 rue beaurepaire 75010 paris
tous les jours de 12h30 à 19h30 > infos : 06 22 85 35 86
Salut à tous !
Il y aura quelques petits changements dans le blog A tâtons. Le dessin mène à d'autres disciplines que je souhaite vous faire partager.
Je vous propose donc une nouvelle formule qui comprendra entre autres mes impressions sur des expos, des débats sur des sujets autour des arts graphiques, reportages également, rencontres, etc...
Je ne vais pas tarder à voir une exposition Fondation Merrol pour l'art contemporain (FMAC), qui regroupe plusieurs illustrateurs avec des univers assez délurés.
Je vous ferez part de mes impressions...
à bientôt ;-)